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M'y frotter
M'y risquer
M'y introduire
M'y engouffrer
M'y installer
M'y attarder
M'y prélasser
M'y agiter
M'y déchaîner
M'y perdre
M'y dissoudre
M'y anéantir
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Impatient de renaître
Pour tout recommencer
(Marc)



Elle était nue avec un abandon sublime
Et, couché en un lit, semblait sur une cime.
Sa tendre obéissance était haute et sereine ;
Elle savait se faire esclave et rester reine,
Suprême grâce ! Et quoi de plus inattendu
Que d'avoir tout donné sans avoir rien perdu !
A mesure qu'en elle entrait l'amour vainqueur,
On eût dit que le ciel lui jaillissait du coeur ;
Et c'était la grandeur de cette femme étrange
Qu'en cessant d'être vierge elle devenait ange.


11 Juillet, pleine lune. L'air est tiède. Nous sommes allongés sur le lit, la fenêtre grande ouverte. Les rayons lunaires donnent à nos peaux une carnation fantasmagorique et nous n'arrivons pas à nous endormir. Au bout d'un moment, je te surprends en train de te caresser en me toisant du coin de l'oeil, sachant combien ce spectacle m'excite.
Je distingue dans la pénombre les mouvements tantôt lents tantôt rapides de tes doigts agiles dans ton entrejambes tandis que des gémissements de plus en plus distincts montent dans la nuit...
En un instant je sens mon membre se raidir et je me mets moi aussi à me masturber.
De temps en temps, nos regards chavirés se croisent pour évaluer à quelle distance de l'extase se trouve l'autre...
Nous faisons durer ce doux supplice le plus longtemps possible jusqu'à ce qu'un cri rauque s'échappe de ta gorge provoquant presque simultanément le jaillissement de ma semence sur mon ventre palpitant. Tendrement, ta main s'y promène glissant autour de mon nombril puis rejoint ta fente pour lui offrir, en guise de consolation, une partie de ce qui lui était initialement destiné.
A l'évidence, elle n'est pas encore rassasiée. Je promène alors ma langue sur ton clitoris, y goûtant le mélange de ta rosée intime avec mon propre sperme et en quelques secondes, un deuxième orgasme plus violent encore que le premier secoue tout ton corps moite de volupté.






Bleu comme la veine qui palpite à ton cou
Blanc comme ta chair d’albâtre
Rouge comme la passion qui gronde
Tous mes sens en Révolution
Voudraient en ce jour
Et pour toujours
Au secret de mon cœur
T’en.... Bastiller



« Pour peupler ce soir l'alcôve obscure
Des souvenirs dormants dans cette chevelure,
Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse
Dans ce noir océan où l'autre est enfermé
Longtemps ! Toujours !
Ma main dans ta crinière lourde
Sèmera le rubis, la perle et le saphir,
Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde

Comme prévu, la température ne cesse de grimper. Difficile malgré tout d'abandonner le dernier vêtement, on s'y attache.... mais toujours selon le fameux principe de précaution, Elise m'encourage à franchir le dernier pas dès demain...
(à suivre)



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