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Pour les fêtes de fin d'année, le service public nous gâte avec, sur France 5, un documentaire intitulé "Tatiana".
Après les toiletteurs, les diététiciens, les psychologues, voici les sexologues pour animaux !
L'espèce humaine dont l'outrecuidance ne semble avoir aucune limite se mêle aujourd'hui de "conseiller" les animaux sur leur vie sexuelle en développant à partir de théories complètement délirantes ce qui est bien et pas bien pour eux.
J'en profite pour interroger Tatiana à propos de mes animaux à moi:
Docteur Tatiana, j'ai surpris mon chien en train de partouzer. Est-il obsédé sexuel ?
Madame Tatiana, mon lapin honore sa compagne en 2 secondes et demie. Est-il frappé d'éjaculation précoce ?
Docteur Tatiana, mon babouin s'est masturbé devant moi. Est-il exhibitioniste ?
Docteur Tatiana, mon phoque est pédé comme un phoque. Dois-je renoncer à le faire se reproduire ?
Docteur Tatiana, mon âne a une petite bite. Un âne doit-il obligatoirement être monté comme un âne ?
Docteur Tatiana, mon perroquet femelle n'arrête pas de crier "je ne sens rien" quand un perroquet mâle la monte. Est-elle frigide ?
Toute ma ménagerie vous remercie d'avance pour vos conseils, Docteur Tatiana. En attendant de vous voir sur France 5, je vais patienter en regardant Canal +. On y voit des films cochons où les femmes sont de véritables chiennes, les hommes de vrais boucs- en- train, le tout avec plein de chattes et de chauds lapins... Mmmmm


Déjà, tes mains quémandeuses menottent tendrement mes poignets dans mon dos. Le bâillon satin de ta bouche incendie ma nuque, ourle d’une lisière de feu le lobe de mes oreilles avant de capturer mes lèvres.
Ta langue serpentine s’immisce, curieuse, pour me goûter, me déguster, me débusquer avant de rouler, torrent déchaîné dans ma gorge.
Le souffle coupé, je bascule déjà dans l'ivresse apnéique des grands fonds…
Puis, tes bras emprisonnent fiévreusement mon buste et soudain, relâchant ton étreinte, tu rampes vers le milieu de la couche et cales ta nuque sur le promontoire duveteux des oreillers.
J’ai tant envie de te donner … mais tu préfères d’abord m’offrir ces bouquets sensuels et ces feux d’artifice orgasmiques que tu ressens déjà si fort avant que de les éprouver à ton tour dans ta chair…
Voici que tu me soulèves, fétu de paille entre tes bras, pour m’installer à califourchon sur ton torse.
Tu enserres mes fesses rougissantes sous la tendre griffure et les hisses à hauteur de ton visage puis tu me couches tendrement et entreprends une interminable reptation ponctuée de baisers humides en direction de mon bas-ventre.
Une fontaine filante et chaude surgit soudain entre mes cuisses. Très vite, elle déborde de son lit profond, envahit les rives pourpres pour aller irriguer de fourmillements le delta pubien.
Tu humes avec délectation les effluves de mon plaisir et, tel le sourcier inspiré, tu traques le filon, tu le suis à la trace de la langue, cueillant ça et là entre tes doigts d’invisibles pépites d’or, fouillant de plus en plus profondément le défilé étroit, remontant inexorablement des méandres énigmatiques jusqu’à débusquer, au plus profond de son antre, le surgissement secret de cette source noire et mystérieuse…
Je m’abandonne, ivre de plaisir, aux délices soyeuses que tu me prodigues, louvoyant en frange du basculement.
Instants de cristal qui me suspendent entre terre et ciel, mortelle et divine, fragile funambule d’une autre dimension …
Quelques nouveaux sex-toys pour jouer au docteur avec Marc et approfondir le diagnostic; quelques mets fins et du champagne, des bougies parfumées et de la musique douce pour parfaire le décor et harmoniser toutes les sources de plaisirs afin que les cinq sens soient à la fête…
C’est tout ce que je souhaite, le plus beau des cadeaux je l’ai déjà : l’amour !


Des chiffres, encore des chiffres, toujours des chiffres ! Pas une semaine sans que les
médias ne nous abreuvent de statistiques, de pourcentages, de classements en tous genres.
Le sexe n'échappe pas à la règle et c'est ainsi que pour la énième fois on nous sert le hit-parade de la fréquence des rapports sexuels dans 41 pays. En 2005, les Grecs arrivent en tête avec 138 rapports annuels et en queue, si j'ose dire, les Japonais avec seulement 45 rapports (ne seraient-ils pas bridés ?) Quant aux Français, ils seraient sixièmes avec 120 rapports.
Bien entendu aucun mot sur la qualité de ces rapports ni sur leur durée. Toujours cette obsession du quantitatif, du toujours plus, de la performance, comme si l'amour se résumait à un nombre de "rapports", bien vilain mot sans doute emprunté au vocabulaire des turfistes. Personne ne peut garantir non plus la sincérité des réponses et il se peut que les Grecs soient surtout les champions de la vantardise.
A partir de là, tous ces couples qui se demandent s'ils sont dans la "norme", autre obsession de nos sociétés Occidentales formatées. Les Français peuvent-ils rattraper les Grecs ?
Si l'espèce humaine veut vraiment battre des records dans ce domaine, autant qu'elle s'inspire des rats capables de copuler 30 fois par jour en de brefs coïts de 5 secondes, ce qui fait 10.950 rapports par an. Dans cette terrifiante société Orwellienne que l'on ose à peine imaginer, on suppose que chaque mâle devra obligatoirement consommer quotidiennement plusieurs pilules de Viagra pour tenir le « coup » ....
En attendant, revenons en 2005... et pour ce qui est du mulot, contentons nous de cliquer dessus pour nous raconter nos jeux érotiques plutôt que de comparer stupidement nos pseudo performances.



Bien avant d'ouvrir un blog sur le Net, nous avions le fantasme de ces hôtels où les chambres disposent de miroirs sans tain permettant tantôt de voir d'autres couples dans une pièce voisine, tantôt de se laisser observer à son tour par des spectateurs complices. Bref, n'ayons pas peur des mots, de se livrer tour à tour à l'exhibitionnisme et au voyeurisme pour l'évidente excitation que cela peut procurer.
Encore faut-il s'entendre sur ces deux termes galvaudés qui n'ont pas forcément le même sens pour tout le monde.
Nous ne regardons jamais les autres à leur insu, armé d'une paire de jumelles planqués tels des paparazzi derrière un buisson comme le font certains :ceux que nous voyons savent que nous les voyons. Réciproquement, nous ne nous laissons voir que par ceux qui en ont envie et qui sont là pour çà. C'est le cas sur des blogs comme le nôtre où un panneau "pour adultes" annonce clairement la couleur, l'idéal étant bien sûr la réciprocité où la complicité devient alors totale et le plaisir double.
Tout cela pour dire qu'en dehors des blogs érotiques, des webcams coquines, des plages naturistes ou d'éventuels clubs libertins, nous sommes extrêmement pudiques et n'imposons jamais à personne notre nudité pas plus que nous ne volons celle des autres. Nos voisins n'ont aucune chance de nous voir nus ou en train de faire l'amour dans notre jardin ou sur notre balcon car ils ne sont pas impliqués dans ce jeu.
La nudité imposée est une provocation et le voyeurisme clandestin un viol et bien que ce soit la tasse de thé de certains, ce n'est pas la nôtre. Complicité, transparence, consentement partagé, interactivité entre adultes restent les maîtres mots de notre libertinage, ce qui n'exclut nullement parfois une très grande hardiesse dans nos écrits ou nos images ... nous l’avons souvent prouvé et le reprouverons encore ! Et voici repoindre à nouveau le fameux débat "érotisme/pornographie" qui nous agace au plus haut point tant il est usé et archi-usé...nous le laissons aux Tartuffes qui se voilent la face chaque fois que l'on parle de sexe mais qui, en parfaits hypocrites refoulés, regardent par le trou de la serrure des salles de bain...
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