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Lundi 31 décembre 2007
Que durant cette année 2008 nos désirs, nos émotions, nos fantasmes
continuent de s'entremêler, de s'entrelacer, de se confondre
à travers le cyber-espace de nos différents blogs,
tout autant que dans les trois dimensions
de notre monde réel.
Elise et Marc

par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Samedi 29 décembre 2007
Il paraît qu'il y aurait  AUSSI depuis peu des radars sur cette route mythique: la Route Soixante-Neuf !
J'ai voulu en avoir le coeur net et vérifier par moi-même... Ouf, rien, il ne s'agissait qu'une de ces rumeurs colportées par le Net. N'empêche que je me suis retrouvé flashé quand même mais il ne s'agissait que du minuscule appareil photo-espion d'Elise habilement dissimulé dans son string.
La rumeur n'était donc pas totalement infondée.
Je n'ai eu aucun retrait de points (de satisfaction) et je n'aurai pas à repasser mon permis de la flasher à mon tour, ce dont je ne vais pas me priver quitte à provoquer un énorme carambolage sur la route en question si vous l'empruntez en même temps que nous...
Bonne route donc si vous passez par là et attention de ne pas vous faire flasher à votre tour car Elise reste à l'affût !

(Marc)


par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Mercredi 26 décembre 2007



Tes pas sont feutrés d’ombre lorsque je te sens approcher lentement dans mon dos.

Je t’épie du coin de l’œil, l’air de rien…

Tu poses doucement tes mains  sur ma nuque rebelle et tu les laisses ainsi me réchauffer et se décalquer sur ma peau.

Et ce seul contact est déjà apprivoisement… Je sais dès lors les stigmates de ton empreinte et tes futurs tatouages.

Imperceptiblement, tes doigts frauduleux soulignent le sillon entre mes omoplates, comme une cueillette dérobée qui n’ose encore murmurer de la moisson, le nom …
L’éclair fugace du premier frisson trouble ma chair et mes griffes se rétractent dans l’attente suspendue à l’arabesque de tes gestes.

Alors, tu oses l’ébauche d’une caresse comme une coulée douce sur mon dos…                          
Mon échine devient élastique, mes reins se creusent et mes fesses se tendent et à la rencontre de tes mains.
Tu flânes un peu dans cette combe ténébreuse qui incite aux  plus doux péchés avant d’empaumer ma croupe offerte afin de  l’amadouer et l’arrondir en une lune pleine.

Un soupir de plaisir qui s’échappe de mes lèvres, un petite soubresaut dans mon ventre chaud et me voilà envoûtée…
Tu connais bien ces indices qui préfigurent  la genèse du plaisir et qui t'exhortent à pousser plus avant l’investigation avec des gestes plus experts, plus ciblés , plus osés…

Ton torse vient épouser la cambrure de mon dos, ta bouche mordille ma nuque, un index humidifié vient courtiser mon œillet tandis que l’autre main se fait conque pour mouler le  mont de Vénus. Un brasier enflamme mon pubis et ses escarbilles rougeoyantes gonflent mon clitoris et  taraudent mon bassin. Tes doigts fureteurs m’explorent et me hantent au plus profond.

Tu t’appesantis , tu t’accoles, tu t’arrimes à moi et  je sens alors la superbe turgescence de ta trique glisser dans le ruisseau de mon entrejambes  et remonter vers mes fesses puis redescendre à nouveau dans un mouvement de balancier où nos muqueuses se goûtent, s’abreuvent l’une à l’autre, se mêlent, se défient et se jouent…

Nos corps soudés battent l’amble dans un lent glissement vers des abysses de volupté.

Le souffle court, tu agrippes mes fesses ; je me cambre un peu plus, je deviens chatte en chaleur dans un florilège licencieux de ronronnements et de feulements…
Entre la griffe et la dent, tu m’empales enfin et lorsque je suis sur le point de défaillir, tu t’immobilises  : doigts crispés et ongles enfoncés dans ma chair pour surseoir à  l’orgasme imminent…

Tu me dis alors ces mots crus, ces mots de  l’intime , ces obscénités excitantes qui savent m’enfiévrer à  l'excès …

Et puis, tu reviens à la charge, alternant  légères incisions et  profonds coups de boutoir.
Ainsi, tu me chevaucheras longuement en variations aléatoires et moi, 
funambule sur le fil tendu de la jouissance , je rugirai,  je te supplierai,  je te maudirai ...

Tu me conduiras ainsi avec maestria  plusieurs fois aux pics de ces voyages ascensionnels avant de basculer à ton tour dans l’extase flamboyante.

 
( Elise )
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Lundi 24 décembre 2007

C'est la belle nuit de Noël
Et tandis que souffle la bise
Ses beaux yeux levés vers le ciel
A genoux la petite Elise
Avant de fermer les paupières
Fait une dernière prière

 "Il me tarde tant que le jour se lève
Pour voir si tu m'as apporté

Tous les beaux vibros que je vois en rêve

Et que je t'ai commandés"
 
"Petit Papa Noël

Quand tu descendras du ciel

Avec tes sex-toys par milliers

N'oublie pas mon petit soulier"


Mais peut-être que mes "petits" souliers
ne seront pas assez grands...
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Vendredi 21 décembre 2007

Pour les fêtes, un peu de fantaisie ne fait pas de mal. Voilà pourquoi nous vous proposons en cette veille de ripailles le "blog" de foie gras. Blog entier et non pas de simples morceaux, soyons fous !
La méthode "sur canapé" est la plus classique mais il existe mille et une autres façons tout aussi délicieuses de déguster ce mets délicieux qu'est Elise (nom de "Marc" déposé)
Nous ne doutons pas de la richesse de votre imagination dans ce domaine et il serait intéressant que vous rendiez publiques quelques-unes de vos suggestions parmi les plus coquines…
Il n'est pas impossible dans ce cas que nous cédions à la tentation de les concrétiser dans un proche avenir…
Séduisez-nous, charmez-nous, débauchez-nous…


 
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Mardi 18 décembre 2007
 

Rien ne laissait présager la tournure qu’allaient prendre nos jeux amoureux…

Tu avais commencé par m’embrasser dans le cou,  juste derrière le lobe de l’oreille ; à cet endroit précis dont le seul effleurement se fait délicieuse torture dans la promiscuité équivoque entre agacement chatouilleux et volupté…
Et ma tête docile avait fléchi, abandonnée contre ton torse
Et mes jambes avaient chancelé sous la caresse de ton souffle chaud…
Et mon corps tout entier s’ était alors plié à ta loi .

Je me suis sentie soulevée puis emportée entre tes bras ; le cœur battant et la peau fiévreuse vers cet ailleurs que tu allais inventer au faîte de l’instant mystérieux.
Le bois du plateau de la table était lisse et tiède : tu m’y as couchée en m’intimant l’ordre de fermer les yeux et de garder l’immobilité .
Je suis restée ainsi de longues minutes : abandonnée, orpheline de tes mains, embastillée de silence et de nuit.
Soudain : le choc, le frisson, la déraison lorsque tu as bandé mes yeux avant de me  menotter avec une époustouflante dextérité …
Désormais : j’étais réduite aux caprices de  ta fantaisie : vierge, catin, femme-enfant ou bien diablesse … que sais-je encore ?

Analphabète de mon sort, je frissonnais, le corps tout entier tendu au cordeau de l’attente…

Tes mains ont écarté fermement mes jambes et tu m’as fait glisser au bord de la table jusqu’à ce que mes hanches s’y arriment .
Puis tes doigts se sont mis à griffer mon échine tandis que ta langue habile léchait le creux de mes reins. Inexorablement, le plaisir arquait mon dos et une houle de feu faisait onduler mon bassin mais, d’un geste vif, tu m’as donné une claque sur les fesses et  tu m'as plaquée sur la table.
Juste un petit cri de surprise jailli dans ma gorge : mélange de douleur et de plaisir avant que je ne me range docilement à ta volonté.
Ensuite, tu t’es écarté de moi et, derrière mon bandeau, j’ai perçu ton plaisir redoublé devant une telle allégeance …
Quelques secondes de vacuité comme un répit insensé, une fêlure dans le temps et l’espace et moi tout entière endiguée dans l’attente de toi… 

 Bien après, ta bouche est  venue s’accoler à l’ombre de mon entrejambes et ta langue m’a séparée puis écartelée avant de fouiller plus profondément la rouge blessure et,  lorsque tu as senti ma reddition proche, tu t’es interrompu brutalement. Puis ta hampe a glissé lentement sur mon mont de Vénus, sculpté le creux de l’aine, musardé à l’entrée du défilé humide sans jamais apaiser cette faim ogresse qui grondait violemment en mon ventre …

Tu as joué ainsi longuement : de digressions en frôlements comme autant de frissons, d’émois et de promesses.
Et je suis restée soumise au paradoxe de tes petites cruautés qui savent si bien faire germer l’émoi pour mieux en trancher l’éclosion…

Mais de cette frustration est née une jouissance autre ; ambiguë et baroque: celle de tous ces possibles entre toi et moi .

 ( Elise )
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Jeudi 13 décembre 2007



Je mets mon vit contre ta joue
Le bout frôle ton oreille
Lèche mes bourses lentement
Ta langue est douce comme l’eau

Ta langue est crue comme une bouchère
Elle est rouge comme un gigot
Sa pointe est un coucou criant,
Mon vit sanglote de salive

Ton derrière est ma déesse
Il s’ouvre comme ta bouche
Je l’adore comme le ciel
Je le vénère comme un feu

Georges Bataille
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Mardi 11 décembre 2007
Les mains des p'tit's femmes sont admirables
Et toutes semblables
À des oiseaux
Elles agitent leurs doigts mignons et frêles
Comme des ailes

Les mains de femmes
Sont des bijoux
Dont je suis fou.

(Mayol 1905)

Et Mayol n'est sans doute pas le seul...
(Marc)

par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Samedi 8 décembre 2007
J'ai donc fini par me retourner pour constater avec soulagement que je ne me transformais pas en statue de sel !
Cela dit, le récit mythologique n'est pas complètement faux car, assailli par les multiples images érotiques de nos archives 2007, je ressentis un durcissement soudain dans la région du bas-ventre. Mais Elise eut tôt fait de me rassurer en m'expliquant que la partie rigidifiée était plus sucrée que salée et qu'elle avait un moyen infaillible de faire fondre le sucre d'orge.

Effectivement, au terme de son intervention obstinée, tout redevint normal...
J'ai cependant de fréquentes rechutes qui nécessitent chaque fois un nouveau traitement de sa part...
Pour en revenir à la mythologie, je me dis que j'ai finalement plus de chance que ce pauvre Sisyphe condamné par Zeus à pousser éternellement un rocher au sommet d'une montagne sans jamais y parvenir.
Entre les deux supplices, je préfère le mien et je remercie les dieux de l'Olympe de mavoir envoyé la nymphe Elise pour me soulager de mes tourments !

(Marc)



par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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Vendredi 7 décembre 2007


" Fragilité, ton nom est femme ! "
   

 William Shakespeare

( Extrait d' Hamlet )
par ELISE ET MARC publié dans : elisetmoi
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