Pas facile mais j'y suis arrivé. Fixer sur la même image Elise et son ombre. Pas une ombre floue, imprécise, trop courte ou trop longue. Non, une ombre dense aux contours précis, une ombre chinoise fidèle à l'original. Tellement parfaite que l'on se demande tout à coup laquelle des deux est l'ombre. Celle de gauche ou celle de droite ? Laquelle est réelle, laquelle n'est qu'une projection de la tangible ? Impossible de saisir cette part d'ombre qui, paradoxalement, se nourrit de lumière. Et si l'ombre était la vraie réalité venue hanter le temps d'une vie terrestre notre univers limité à trois dimensions ? Ne sommes-nous pas toutes et tous issus du royaume des ombres pour y revenir un jour ? Une silhouette trop belle peut-elle par ailleurs faire de l'ombre à son ombre ? Et si, comme dans la chanson de Brel, Elise me laisse devenir l'ombre de son ombre, verra-t-on mon ombre à côté de la sienne ? Nous recevons assez souvent des propositions de rencontres "réelles" mais où se termine exactement la virtualité et où commence la réalité ? Que des questions ! En attendant, Elise, je t'aime toi et ton ombre... sans l'ombre d'un doute. (Marc)
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