Dans la vaste panoplie des fantaisies sexuelles il est un objet qui, par sa taille, le réalisme des formes, et -pour les modèles haut de gamme - par la texture même, me semble des plus étranges et inquiétants à la fois. Je veux parler de la poupée gonflable.En ce cas, elle n’est point l’un de ces adjuvants au plaisir tels les sex-toys mais une substitution complète qui transmute un simple objet en « personne » à part entière.A ce dernier titre et parce qu’il s’agit de la représentation achevée d’une femme, la poupée gonflable est à même de cristalliser une forme d’investissement affectif très fort.Quand bien même je puisse en concevoir les indéniables avantages « pratiques : toujours disponible, muette, jamais contrariante, sans états d’âme; capable de tout entendre et de tout subir : bref, aux yeux de certains ...la femme parfaite !
Dès lors, où se trouve la frontière entre fantaisie, fantasmagorie et pur délire?
Quelle peut être la psychologie d’un homme ayant pour compagne une telle créature ?
Jusqu’au peut aller, pour certains d’entre eux, cette forme d’addiction ?
Allez, messieurs les Frankenstein modernes ; encore un petit effort, quelques circuits imprimés rajoutés et bientôt elle fera le ménage, la vaisselle, le repassage et, pourquoi pas, servira aussi de ventre artificiel pour porter en ses flancs plastifiés un bébé éprouvette !
J’avoue frémir en songeant à toutes ces femmes qui se font customiser à tout va à grands coups d’injections de silicone et dont le modèle unique et standardisé ressemble à celui de la poupée Barbie…
Ou lorsque la réalité se met en marche pour rejoindre la fiction !
Elise
En ce qui me concerne, je préfèrerai toujours une vraie femme, même si elle dit non, à une poupée qui dit toujours oui !
Marc

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