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Rose et manuscrit

 

Dimanche pluvieux : une buée grisâtre englue les fenêtres.

Le livre que tu lisais glisse entre tes doigts, ta tête s’alourdit et tu sombres dans une douce somnolence.

 

C’est le cœur même de la vie qui semble s’absenter.

Une vague de nostalgie comme un écho du vivant me submerge et guide mes pas vers l’escalier menant au grenier.

 

La porte proteste, résiste et grince sur ses gonds avant de capituler dans un long lamento.

Un bric à brac d’objets hétéroclites hiberne là, dressant un rempart de pénombre face à moi, l’intruse venue bousculer le silence.

 

Mon regard flâne sur ce paysage baroque : pêle-mêle, le temps flétri aux aiguilles d’une horloge, un phonographe aphasique, la machine à coudre d’une aïeule inconnue et la carcasse d’osier d’un berceau penché sur le sommeil d’une poupée de chiffons.

 

J’erre entre les méandres de ce temps fantomatique lorsque mon pied trébuche sur une boîte en fer blanc à moitié rouillée.

A l’intérieur, un ruban effiloché entoure un paquet de lettres jaunies et de vieilles photos.

 

Est-ce l’encre pâlie ou bien mon regard embué qui rend ainsi les mots diaphanes et la vie sépia?

Je parcours ces ailleurs calligraphiés d’une vie écrite en plein et en déliés et ces jadis entrelacés de petits cœurs où amour rime avec toujours…

Une relecture douce- amère comme l’évocation des paradis perdus, comme une entaille dans l’absolu des rêves, comme une innocence endolorie.

   

J’avais vingt ans, mes amours aiguisaient leurs jeunes dents et le futur était un mot frappé d’intemporel.

 

 Les souvenirs sont comme les lourdes pierres : il ne faut pas les déranger…

 

Alors, j’ai vidé la boîte, pris les lettres, déchiré les photos et j’ai brûlé le tout.

Puis j’ai refermé le couvercle : désormais l’espoir seul se réappropriait tout le volume…

 

 (Elise)

   

Mardi 1 mars 2011 2 01 /03 /Mars /2011 01:33
- Par Elise - Publié dans : elisetmoi - Communauté : les blogs persos
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